Vivre au Quebec : terre d'opportunité

Cette semaine, les nerfs des futurs pvtistes ont été mis à rude épreuve. En effet, c’est lundi qu’ont débuté les candidatures pour le pvt Canada 2017!  Le précieux sésame permet de travailler 2 ans au Canada. Ce n’est pas par ce biais que nous avons décidé de venir au Canada. Il est vrai que si j’étais un peu plus jeune, c’est quelque chose que j’aurai beaucoup aimé faire ! Dans ma tête de globe-trotteuse et peut-être dans une autre vie, j’aurai aimé faire ce type de permis vacances-travail, disponible en Australie, Argentine, Japon, Chili, Nouvelle-Zélande, Colombie et bien d’autres. D’ailleurs, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas, vous vivrez des expériences incroyables.

Après vous avoir partager mon bilan de nos 3 ans au Canada/Quebec. J’avais envie de vous parler des opportunités « pro » qu’offrent le Canada. Par professionnel, je n’entend pas forcément gagner de l’argent en tous cas pas tout de suite ! Je pense plus à un accomplissement professionnel à savoir que si vous avez des projets, des rêves qui vous tiennent à cœur, vous aurez la possibilité de les réaliser à condition de vous en donner les moyens. On pourrait facilement utiliser le « Yes, We Can » de la campagne de Barack Obama. Parce que oui, tout est possible. La seule limite à vos projets, c’est vous même!
Lorsque je fais un peu le bilan de la dernière année, je me rend compte que j’ai pris part à des projets bien le fun !
Le blogging me passionne déjà depuis plusieurs années avant même que cela soit dans la tendance. J’aime partager avec vous mes expériences, mes bonnes adresses etc. Je suis moi-même une lectrice assidue de nombreux blogs. Lorsque le blog Me myself and Montreal cherchait des collaborateurs, j’ai donc saisi l’opportunité de vivre une nouvelle expérience. Blogger sur un autre support apporte bol d’air frais et cela m’a permis de faire des chouettes rencontres. D’ailleurs, je vais bientôt revenir avec un article sur le zéro déchet montréalais, il faut juste que trouve le temps de m’y mettre.

Mes articles sur MMM

Obsidem : du jeu à la réalité / Le café Ferlucci / A la découverte de T-surprise / 5 conseils pour une perte de poids durable / 10 idées de cadeaux pour les sportives

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Dans le même thème, j’ai participé à l’écriture d’un ebook sur les bonnes adresses zéros déchet à travers le monde. Avec des copines blogueuses, nous avons abordé Montréal, les différentes possibilités zéro déchet qu’offre la ville. Ce gros travail a été développé par le Zero Waste Bloggers Network avec à sa tête Inge, du blog GrÜNISH, qui a coordonné le tout et qui a abattu un travail colossal.

good morning montreal

Dernier projet en date et non des moindres, puisqu’il touche à mon « désir » entrepreneurial. Mon ami Cyril, qui est à l’initiative du projet et moi même, avons lancé cette semaine, la marque Grasse Poutine. Notre objectif, rendre hommage à notre territoire d’adoption et à sa langue colorée qui la caractérise tant.

Nous sommes tombés en amour du Quebec et de sa culture, c’est donc tout naturellement que nous voulons la partager vous et la porter fièrement sur le torse. Grasse Poutine est une boutique de vêtements mais pas que. C’est aussi une page Facebook, un Twitter et un Instagram sur lequel on vous partage tous les jours nos trouvailles culturelles. Alors si vous aimez le Québec autant que nous où que vous souhaitez juste nous encourager, n’hésitez pas à nous suivre.

Good Morning Montreal

Finalement, que l’on soit en France ou ailleurs, la vie nous offre souvent des opportunités. Souvent, on les refuse par peur. Peur de l’inconnu, peur de l’échec. Alors oui, elles ne seront pas toujours financièrement intéressantes, mais l’argent ne fait pas tout. Dîtes-vous bien que lors d’une immigration, vous n’avez plus rien à perdre, vous avez tout à gagner.

 

Plus de lecture

#Crise de la trentaine / Montréal, il faut qu’on parle / La Mauricie / Montréal à vélo

 

 

 

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Témoignage d'une trentenaire désabusée

Qu’est ce que tu voudras faire quand tu seras grande ?

C’est fou comme cette question revient sans cesse. Je me souviens lorsque j’étais petite avoir posé cette question à mon père, qui m’a répondu qu’il ne savait toujours pas ce qu’il voulait faire lorsqu’il serait grand. Moi quand j’étais petite, je rêvais d’être chorégraphe, styliste, journaliste et avocate. Dans la vingtaine, je me voyais faire une grande carrière dans la communication et le marketing, vouer ma vie au travail et gagner beaucoup d’argent ! Si vous saviez à quel point la déception a été grande. Oui, j’ai travaillé dans la com’ à gagner des peanuts et à être traité comme de la marde !

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Aujourd’hui à presque 30 ans, alors, qu’il est temps pour moi de changer d’emploi, je me demande encore ce que je voudrais faire lorsque je serai grande ! L’autre jour avec mon amie L. qui a une « belle » place dans une grande compagnie, on a eu cette conversation, sur le fait que notre génération se cherchait un avenir qui a un sens. Alors que nos parents auraient rêver d’intégrer la grande entreprise avec ses 3 semaines de congés, ses REER, son assurance maladie etc. Nous trentenaires désabusés, on est prêt à quitter des conditions d’emploi avantageuses pour avoir un job qui nous prend aux tripes. On veut plus qu’une bon job. On veut une job pour lequel on se sent utile alors que nous avons grandi dans un monde de futilités. On veut une job qui nous stimule, qui nous challenge, qui est en accord avec nos valeurs, une job qui a du sens. L’argent est important mais la qualité de vie l’est encore plus. Est-ce que l’on en demande trop ?!?

trentenaire désabusée

credit photo

Fait-on partie d’une génération qui veut tout et dans les meilleures conditions ?! Est-ce que je devrai me contenter d’un job dans lequel je ne m’épanouie pas et que je devrai m’estimer heureuse d’avoir une job « stable » ?
Bref, internautes, comme chaque personne arrivant dans une nouvelle dizaines, je me cherche ! Après 3 ans, passée dans un job « alimentaire », j’ai l’impression d’avoir régressé, d’avoir perdu mes compétences en com’ et de plus rien valoir ! Alors si je peux te donner un conseil, c’est qu’un job alimentaire, on sera tous amener à en faire un à un moment donné mais surtout ne t’y installes pas trop car il sera difficile ensuite d’en sortir et surtout de trouver des nouvelles compétences à ajouter à ton CV. Puis pour ma part, je vais continuer à réfléchir à ce que je vais faire quand je serai grande…

Si tu connais cette situation et que tu as envie de m’apporter tes conseils, n’hésites surtout pas !

Bilan et conseils pour les futurs immigrants au Québec

Edit : l’immigration est une chose très particulière et personnel. Chaque expérience est différente.

Lorsque le site expat.com m’a contacté pour une interview sur ma vie d’immigrante au Québec, j’ai constaté que je n’avais pas écrit d’article sur le sujet ! Aspirée par la routine sans doute et aussi sur le fait que nous sommes des milliers dans ce cas, le sujet étant devenu banal. Puis comme chaque expérience est différente, je me suis donc dit peut-être qu’un bilan/conseil pourrait en aider quelques-uns.

Alors voilà, le 6 août dernier, nous avons fêter notre 3e Canadanniversaire comme nous, les immigrants aimons l’appeler, c’est drôle car cela fait écho à une nouvelle naissance : Un renouveau, un départ de zéro. En choisissant de venir vivre au Canada, vous devez prendre conscience que vous allez recommencer votre vie à zéro. Et pas seulement, d’un point de vue professionnelle.

Le Canada n’est pas un Eldorado

On peut dire, dans un sens, que nous avons eu de la chance d’un point de vue professionnel. Pour ma part, j’ai envoyé un CV, passé un entretien et j’ai eu un travail seulement un mois après notre arrivée. Un emploi qui ne correspondait et qui ne correspond toujours pas directement à mes compétences mais au départ, vous devez mettre un pied dans le monde du travail québécois et peut importe par quelle porte vous entrez.
Mr G a mis 3 mois avant de trouver une job dans sa branche qui est assez spécifique (le hic c’est que c est à 60kms de MTL). Donc de ce côté là on peut dire que c est globalement positif !

Montréal immigration

De par mon expérience pro à MTL aujourd’hui, je peux vous dire que si vous travaillez dans le milieu des services peut importe votre poste, l’anglais sera une compétence requise. Et si vous êtes plutôt so-so de ce côté, je vous conseille de vous y mettre sérieusement car cela freinera considérablement vos recherches d’emploi ! Côté vacances, vous allez amèrement regretter vos 5 semaines. Le minimum est 2 semaines de vacances, les plus chanceux en auront 3 à l’embauche ! 2 semaines c’est peu et difficile, surtout quand la job est fatiguant nerveusement ou physiquement. Mais on s’habitue à tout !

Loin des yeux mais encore plus près du cœur

Côté personnel, plusieurs statistiques montrent que certains couples ne survivent pas à une immigration et je peux le comprendre car c’est énormément de changements d’un seul coup et tout le monde ne les gère pas de la même manière !
La distance avec la famille est un gros point noir sur le tableau, c’est au moment ou l’on se retrouve seul devant sa « dinde » de Noel que l’on prend conscience de l’importance de ces moments de réunion. Vous allez manquer des étapes importantes dans la vie de vos proches : mariages, naissances, décès. Malheureusement, rien ne vous prépare à ça et il faut vivre ces situations pour les comprendre. Mais je vous rassure on s’habitue à tout et même à  la distance et même j’aime à dire que la distance rapproche car maintenant je sais à quel point le temps passé avec mes proches est précieux.

Canada immigration

Côté cercle amical, encore une fois nous étions chanceux, nous avions déjà des amis sur place. Les rencontres se font aussi plus facile grâce aux réseaux sociaux. Ne cherchez pas à tout prix à vous faire des amis québécois ! ( le sujet revient beaucoup sur les forums  d’immigration). Ce n’est pas quelque chose qui se contrôle, c’est une histoire d’alchimie tout simplement ! Puis vous aurez plus de point communs avec des gens qui vivent la même chose que vous et c’est l’fun pareil, peut importe leur nationalité.

Québec : give me your money ! (ça sonne mieux en anglais #sorry)

Je dirai qu’il est sensiblement le même qu’en France, dépendant d’où vous habitez. Nous habitions en région Rhône-Alpes où les prix étaient assez élevés et nous ne voyons pas un grand écart.

Pour être synthétique :
-Logement : – cher qu’une ville comme Lyon à la location.
-Voiture : + cher, car vous payez vos plaques et votre permis tous les ans !
-Épicerie : + cher (dépend essentiellement de votre alimentation mais si vous cuisinez beaucoup de produits frais comme nous, c’est plus cher)
-Loisirs : + dans la mesure où dès que vous souhaitez faire une activité dans un parc national, l’entrée est payante.
-Salaires : difficile à dire de par mon expérience mais comme les impôts sont pris à la source, l’argent gagné est de l’argent de « poche » (lisez ça avec de gros guillemets hein !).

Globalement à salaire équivalent, la vie est plus douce et plus agréable à Montréal.

Canada conseils

Un esprit sain dans un corps sain

Je ne vous apprend rien si je vous dis que le système de santé est saturé. Il est vrai que les médecins de famille se font rares à Montréal et que si vous avez un rhume, grippe où tous ses petits maux du quotidien, il n’est pas utile d’aller encombrer un peu plus les salles d’attentes des cliniques médicales. Par contre, si vous avez un réel besoin de voir un médecin, vous le verrez mais pour cela vous devrez vous lever tôt. J’ai déjà fait la file à 6h30 du matin devant une clinique pour être certaine de voir un médecin et je n’étais pas la 1ère, j’ai attendu 3h30 pour une ordonnance c’est plate, mais c’est notre réalité. Par contre, une fois que vous êtes dans le système de santé en cas de besoin plus grave qu’une ordonnance vous êtes très bien pris en charge.

L’hiver, le fameux

Je ne vais rien vous apprendre en vous disant qu’il fait froid, très froid. Et qu’il y a de la neige beaucoup de neige ! Mais en étant bien habillé, on peut profiter de l’hiver. Et non les manteaux Canada Goose ne sont pas une obligation, il y en a des beaucoup beaucoup plus abordables qui font très bien la job ! Ce qui est difficile ce n’est pas le froid, c’est la durée de l’hiver. Arrivé au mois de mars/avril, tout le monde en a un peu ras-le-bol du froid et la slush (neige fondue). On a qu’une hâte, c’est que le printemps pointe le bout de son nez.

Canada vie d'expat

Si c’était à refaire

Il y a encore beaucoup d’aspect de l’immigration que l’on pourrait aborder mais pour un 1er bilan, je pense que cela répond aux principales préoccupations que les futurs immigrants peuvent avoir. Si c’était à refaire, nous le referions sans hésiter même si tout n’est pas rose. C’est une des plus belles expériences (méga enrichissante!) de notre vie.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les laisser en commentaire, ça me fera plaisir d’y répondre